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Un roi vit près d’une forêt très riche en gibier. Mais dans cette forêt, tous les chasseurs du royaume ont disparu un à un, et plus personne n’ose s’y aventurer.
Un jour, un étranger se présente et propose de résoudre le problème: il pénètre dans la forêt. Il trouve un homme sauvage, d’aspect «rouillé», vivant dans un bourbier, et réussit à le ramener au château.
Le roi enferme l’être mystérieux dans une cage et confie la clé à la reine.
Quelques temps plus tard, le fils du roi envoie par mégarde sa balle en or dans la cage.
Osera t-il ouvrir la porte pour récupérer son jouet favori?
Il ne mesure pas le danger auquel il s’expose!
C’est le début d’une aventure où le jeune garçon devra tout quitter et affronter l’inconnu...
Jean de Fer (ou «Le Rouillé») fait partie des histoires orales que les frères Grimm ont récoltées et mises par écrit en Allemagne au XVIII° siècle.
On ne se lasse pas de les entendre ou de les relire car ils mettent en scène notre humanité, témoignent de l’histoire de la pensée et possèdent plusieurs niveaux de lecture:
En premier lieu ils racontent l’évolution de chacun d’entre nous. Comment s’affranchir des idées préétablies, des fonctionnements subis, en retrouvant l’énergie brute ne notre être, l’étincelle créatrice, pour ensuite s’inscrire à nouveau, mais cette fois-ci en acteur, dans une organisation sociale et culturelle, et ainsi devenir adulte.
D’autre part,les contes viennent de périodes plus anciennes qu’on ne pense, et portent en eux les schémas de croyances oubliées, comme les religions chamaniques de la préhistoire.
Plus près de nous, ils ont aussi été explorés avec succès par la psychologie et la psychanalyse.
Après avoir adapté deux contes en bandes dessinées ( aux éditions Delcourt )j’ai eu envie de revenir à nouveau vers eux mais avec un support plus «immédiat»: l’illustration.
Laisser libre court à mon imagination au sens premier du terme, à la part non conceptuelle de la pensée : le dessin et la couleur.
Car comme les contes qui véhiculent des structures archaïques et nous parlent au delà des mots, les images s’expriment aussi en entrouvrant la porte d’un ailleurs que j’espère poétique et bizarre...
Ainsi au travers de mes images j’ai fait un clin d’oeil au bestiaire Médiéval, celui des pierres talismans et des recoins d’églises, ou le regard découvre étonné, parfois amusé, parfois inquiet, une autre réalité..
Cécile Chicault est née à Paris. Elle y vit jusqu’à l’âge de 10 ans, puis ses parents s’installent dans le Sud-Ouest.
Son goût très prononcé pour les Arts Plastiques l’oriente vers l’université de Bordeaux où elle obtient sa Maîtrise puis le CAPES, et enfin l’Agrégation. Ainsi, elle enseigne le dessin pendant un an, mais retourne vite à sa première passion : la bande dessinée.
Elle intègre alors l’école des Beaux Arts d’Angoulême pendant deux ans. Puis elle rejoint l’Atelier Sanzot, où sont aussi Mazan, Isabelle Dethan, Jean-Luc Loyer...
Son tout premier album, destiné aux enfants, est l’adaptation du conte de Grimm Le Diable aux trois cheveux d’or. D’emblée, il se fait remarquer puisque des enfants de 7-8 ans lui ont décerné l’Alph-Art Jeunesse lors du Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême en janvier 2000.
L’auteur puise ses influences dans des domaines aussi variés que la peinture, les arts décoratifs, le roman, le cinéma...
Parallèlement à la création d’albums de bandes dessinées, pour la plupart aux éditions Delcourt , elle fait des illustrations pour la presse jeunesse et les éditions scolaires et des travaux de communication pour les collectivités locales.
Elle intervient dans les classes de la maternelle au lycée, dans des médiathèques, anime des stage de bd pour enfants ou adultes.
Elle expose au festival de Bastia, plusieurs fois pendant le festival d’Angoulême et aussi au premier festival de bandes dessinées françaises de Beijin en Chine.
Depuis 2009 elle travaille en compagnie d’Hervé Pauvert sur la série « La saga de Wotila », qui retrace les péripéties d’un wisigoth dans l’Aquitaine du V° siècle.
